Photos de famille au mariage : ce qu'il ne faut pas rater
Ce sont les photos qu'on regarde le plus longtemps, et les seules qu'on ne pourra jamais refaire. Ce qu'il faut penser à demander.
Il y a une catégorie de photos de mariage dont on ne mesure la valeur que des années plus tard : celles de la famille. Pas les alignements officiels devant un mur — ceux-là, on les regarde une fois. Les autres : la grand-mère qui pleure pendant les vœux, le petit-fils dans les bras du grand-père, les deux sœurs qui se tiennent la main.
Ce sont les photos qu'on ressort quand quelqu'un n'est plus là. Elles méritent d'être demandées explicitement.
Quelles photos de famille faire à un mariage ?
Deux catégories très différentes : les photos de groupe organisées, qui se préparent avec une liste et prennent une vingtaine de minutes, et les moments de famille non posés — les regards, les gestes, les émotions pendant la cérémonie — qui ne se commandent pas mais qui se signalent au photographe à l'avance. La seconde catégorie est celle qu'on regrette de ne pas avoir.
Les photos de groupe, c'est ici que ça se prépare. Cet article traite de l'autre moitié.
Les grands-parents
C'est le point le plus important de cet article, et le plus simple à traiter : signalez-les au photographe.
Il ne sait pas qui ils sont. Dans une assemblée de cent personnes, la femme âgée assise au troisième rang qui essuie ses yeux pendant vos vœux est une inconnue pour lui. Si vous lui dites au préalable « ma grand-mère sera au premier rang à gauche, elle a quatre-vingt-douze ans », il fera dix images d'elle dans la journée.
Prévoyez également une photo posée avec chacun d'eux, séparément, en début de vin d'honneur — avant la fatigue. C'est une photo de trente secondes que personne ne regrette jamais.
Le moment où les familles sont réellement ensemble
Il n'y en a qu'un, et il est court : les vingt minutes qui suivent la sortie de cérémonie.
Avant, chaque famille est de son côté et personne n'est disponible. Après, le vin d'honneur commence et les groupes se recomposent par affinités — les cousins ensemble, les collègues ensemble, les grands-parents assis à l'écart. La famille au sens large ne se retrouve plus jamais réunie de la journée.
C'est aussi le seul moment où l'émotion de la cérémonie est encore visible sur les visages. Une heure plus tard, tout le monde a repris une contenance sociale.
Si vous ne deviez protéger qu'un créneau de votre journée pour les photos de famille, c'est celui-là — et cela suppose de ne pas partir immédiatement vers le lieu de réception.
Les enfants
Ils font les meilleures images de la journée, et personne ne les dirige. Laissez-les faire : ils courent dans les allées, s'endorment sur les chaises, chipent les petits fours. Un photographe en reportage les suit naturellement.
Deux moments à ne pas manquer : leur entrée dans la cérémonie, s'ils portent les alliances ou les fleurs, et le moment de la danse — c'est là qu'ils se lâchent complètement.
Une seule règle : ne les obligez pas à poser. Un enfant contraint de sourire donne toujours la même image, et elle n'est pas bonne.
Les fratries et les parents
Les frères et sœurs sont dans la liste des groupes organisés, mais ce n'est pas là qu'ils sont les plus vrais. Les meilleures images viennent des préparatifs — la sœur qui aide à fermer la robe, le frère qui fait le nœud de cravate — et de la fin de soirée.
Pour les parents, deux moments reviennent systématiquement : l'entrée au bras du père ou de la mère, et la danse. Ce sont deux instants où le regard change complètement, et ils durent chacun moins d'une minute.
Les grands-parents, en pratique
La consigne « signalez-les » mérite d'être précisée, parce qu'elle décide de la présence ou de l'absence de ces images.
Ce qui m'est utile tient en une phrase par personne : qui, où elle sera assise, et si elle se déplace difficilement. « Ma grand-mère paternelle, premier rang à gauche, elle ne tient pas debout longtemps » suffit à ce que je vienne à elle plutôt que l'inverse, et que la photo posée se fasse assise, tôt, avant la fatigue.
Le reste vient tout seul. Pendant les vœux, pendant le discours d'un petit-fils, à l'entrée en salle : ce sont les visages qui bougent le plus, et ils sont photographiables sans rien demander à personne — à condition de savoir qui regarder.
C'est la différence entre dix images d'une personne et aucune. Elle tient à trente secondes de conversation avant la cérémonie.
Les familles recomposées, éloignées, compliquées
Elles existent, et le jour du mariage n'arrange rien. Prévenez le photographe de ce qu'il doit savoir : deux personnes à ne pas placer côte à côte, un parent absent, une situation à ménager.
Il n'a pas besoin des détails. Il a besoin de savoir où ne pas se tromper. C'est une conversation de deux minutes qui évite une photo malaisante dans un album qu'on garde à vie.
Les absents
Certains couples réservent une place vide, une photo posée sur une chaise, une bougie allumée. Si vous prévoyez quelque chose de cet ordre, dites-le — c'est un moment qui se rate très facilement parce qu'il ne ressemble à rien de visible pour un observateur extérieur.
Combien de temps y consacrer
Presque rien, en réalité. Les moments de famille non posés se captent pendant que la journée se déroule : ils ne demandent aucun temps supplémentaire, seulement d'avoir été signalés.
Seules les photos de groupe organisées consomment du temps de journée. Ce qui pèse sur un devis est l'amplitude horaire globale, et l'estimation en ligne permet de la simuler en deux minutes.
Questions fréquentes
Quelles photos de famille faut-il prévoir à un mariage ?
Deux catégories : les photos de groupe organisées, qui se préparent avec une liste écrite, et les moments de famille non posés — regards, gestes, émotions pendant la cérémonie. La seconde catégorie ne se commande pas, mais elle se signale au photographe à l'avance.
Comment ne pas oublier les grands-parents sur les photos ?
En les signalant explicitement au photographe avant la cérémonie, avec leur place. Il ne les connaît pas et ne peut pas les distinguer dans une assemblée. Prévoyez aussi une photo posée avec chacun d'eux en début de vin d'honneur, avant la fatigue.
Faut-il faire poser les enfants ?
Non. Un enfant contraint de sourire donne toujours la même image, et elle n'est pas bonne. Laissez-les libres : un photographe en reportage les suit naturellement. Deux moments comptent : leur entrée dans la cérémonie et la danse.
Comment gérer une famille recomposée ou compliquée le jour du mariage ?
Prévenez le photographe de ce qu'il doit savoir — deux personnes à ne pas placer côte à côte, un parent absent, une situation à ménager. Il n'a pas besoin des détails, seulement de savoir où ne pas se tromper.
Les photos de famille rallongent-elles la journée ?
Les moments non posés ne demandent aucun temps supplémentaire, ils se captent pendant que la journée se déroule. Seules les photos de groupe organisées consomment du temps, environ vingt minutes si elles sont préparées.
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